Lors du précédent journal je vous ai parlé d’Atatürk, le père de la nation turque. Mais il y a bien d’autres personnages qui ont assure à la Turquie un rayonnement planétaire. Tout commence par le mythique déluge. C’est sur le mont Ararat (aujourd’hui appelé Ashri Dashi) que Noé échoua avec son arche. Parmi les autres personnages bibliques, la Turquie a vu la naissance de nombreux d’entre eux. Nous pouvons citer le patriarche Abraham qui naquit dans la ville de Ur nommé aujourd’hui Shanli Urfa ; c’est à Tarsus que naquit Saint Paul tandis que Saint Nicolas, plus connu sous le nom de Santa Claus ou Père Noël est né à Patara. C’est à Antakya (autrefois Antioche) que Saint Pierre, Saint Paul et Barnabé prêchèrent pour la premi;ère fois et que les disciples de Jésus prirent l’appellation de Chrétien. Enfin, selon les historiens, c’est aussi sur ces terres que serait situé le jardin d’Eden. Cote antiquité, c’est à Izmir que naquit le plus grand écrivain grec de cette période, c’est à dire Homère. Un voyage en Turquie, c’est un voyage dans le temps et une redécouverte de la Bible. Assez étrange pour ce pays aujourd’hui profondément musulman.
Outre cette richesse biblique, j’ai découvert au cours de ce voyage que les turcs sont très fiers de trois autres personnages qui vécurent au 13ieme siècle. Le premier d’entre eux est Haci Bektashi; Veli. Philosophe, il se fit le défenseur des valeurs de la femme, honora leur statut dans la société et les encouragea a s’instruire. De sa pensée, fonde sur la raison, l’amour, le respect et l’égalité est ne la branche musulmane des Bektashi;, aujourd’hui; majoritaire en Albanie.
Le deuxième personnage très présent dans le coeur des turcs est un autre philosophe. Il s’agit de Mevlana Celaddin Rumi, plus communément appelé Mevlana. Il fonda l’ordre des Soufis, plus connu sous le nom des derviches tourneurs. Il symbolise l’idéal de tolérance de la société turque. Atatürk, exprime la pense de Mevlana dans sa devise : “Paix dans le pays, paix dans le monde”. Dernier personnage qui fait la fierté du peuple Turc est Yunu Emre. Grand poète, il fut honore en 1991 quand l’UNESCO lui dédia cette année dite “Année de tolérance”. Ses poésies porteuses d’amour et d’humanité on fait le tour de la planète.
Vous l’avez compris, j’aime beaucoup ce pays. Outre sa culture, son passé, c’est ce qu’il en est aujourd’hui qui me fascine. İstanbul l’enchanteresse, Konya la spirituelle ou encore Antalya la méditerranéenne sont des villes qui m’ont touchées. Les cheminées de fées de la Cappadoce, les reflets colorés du lac de Beysehir, ou la cote découpée en dentelle du sud sont des paysages saisissants de beautés. Et enfin ce peuple, accueillant, chaleureux et tolérant, digne de la pense de Mevlana. Difficile de ne pas succomber a tous ces charmes.
Je terminerai ce journal par cette écriture de ce bon Mevlana dont devrait peut être s’inspirer certaines personnes aux mains pleines de pouvoirs :
“Je l’ai cherche sur la croix, mais il n’était pas la ; j’ai été au temple des Hindous et dans les vieilles pagodes, mais je n’ai trouvé nulle part trace de lui.
J’ai cherché sur les montagnes et dans les vallées mais je n’ai pu le trouver ni sur les hauteurs ni dans les profondeurs. Je suis allé à la Mecque mais il n’y était pas non plus.
J’ai interrogé savants et philosophes, mais il était au-delà de leurs connaissances.
Alors j’ai scruté mon coeur et j’ai vu que c’était la qu’il habitait. Il ne pouvait être nulle part ailleurs.”

































